A l’impossible, nul n’est tenu : Tous les moyens sont bons.
Réussir à tous ses objectifs est si difficile que l’échec est devenu inexistant pour ceux qui savent se servir de leurs atouts. À savoir : La sagesse, la ruse, l’intelligence, la malice, la flatterie, la tromperie, la patience, le mensonge, ce sont là les moyens misent en œuvre par un stratège consciencieux pour parvenir à ses fins. La bonté, la gentillesse, la générosité, la sympathie qu’est-ce que c’est ?
Une faiblesse sans doute pour un arriviste.
"Car l’homme qui en toutes choses veut faire profession de bonté, se ruine inéluctablement parmi tant d’hommes qui n’ont aucune bonté."
Disait Nicola Machiavel dans le Prince
Dans un monde où l'amour ne vaut rien, il est indispensable de faire preuve de machiavélisme pour parvenir à ses fins. En fait, pour un homme ambitieux en effet, l’amour est un frein à son évolution. Tout cela peut bien paraître malveillant, mais il y a une raison à tout. En matière de succès et de réussite, il n’est pas question de bonne ou de mauvaise conduite. Il faut jouer à la barbarie et au cancre pour faire surgir son intelligence. D’ailleurs le ridicule ne tue pas, dit-on souvent. Si l’humilité précède la gloire, l’humiliation serait une forme d’élévation à caractère répulsif dont doit faire preuve tout homme inspirant à la réussite. D’où la nécessité d’être machiavélique.
Nous ne parlons pas du machiavélisme politique qui enfreint à des règles de bien séances et au non-respect des droits Humains en portant atteinte à la personne morale ou physique par la tuerie et le meurtre, loin de là. Il s’agit plutôt ici d’une forme de stratégie inoffensive usée par un homme jugé inintelligent sous l’appellation d’homme machiavélique.
Qu’est-ce que s’est donc un homme machiavélique ? Ou un destin machiavélique ?
Bien qu’il entre dans le machiavélisme de la perfidie et de la mauvaise foi, comme le décrit le dictionnaire Littré, aucun de ces deux concepts ne l’épuise : le perfide peut être lâche, homme de mauvaise foi, incertain de son propre but ; à l’un et à l’autre il manque, ou du moins il n’est pas nécessairement donné la volonté consciente d’user de la trahison ou du mensonge comme d’un moyen en vue d’une fin délibérément posée. Le machiavélisme implique d’abord l’idée d’une maîtrise de soi et de sa propre perception de la morale.
Est machiavélique celui ou celle qui fait le mal volontairement, qui met son savoir au service d’un dessein essentiellement dommageable à autrui. On ne saurait donc l’être comme on est rusé ou trompeur, par tempérament. S’il comprend la ruse, celle-ci est méthodique, s’il comprend le crime, celui-ci porte le signe d’une opération rigoureusement ajustée à l’intention de l’agent, ou transparente à soi. Ainsi se trouve associés dans la représentation commune un certain nombre de traits qui lui donnent son originalité. Au premier examen, apparaît le calcul des moyens destinés à atteindre une fin déterminée, la prévision des opérations dont l’enchaînement nécessaire assurera le succès d’un projet, l’anticipation de la conduite des adversaires et de ses parades.
En bref, l’homme machiavélique est considéré comme un stratège ; mais ce stratège use toujours de stratagèmes. Il agit conformément à un plan que lui seul connait, faisant en sorte que ses victimes tombent volontairement dans le piège qu’il leur tend astucieusement en tout amitié. Avec le calcul et la ruse, le principe du secret commande son action. Il paraît clairement s’être donné pour maxime de traiter toujours autrui comme un moyen.
Encore devrons-nous préciser que cette réussite ne découle pas seulement d’une intelligence et d’une méchanceté supérieure. Ainsi le machiavélisme ne va-t-il pas, croyons-nous, sans une mise en scène qui met en pleine lumière certains faits vraisemblables qui dans le fond sont tous faux ?
Evidemment, le paraître vrai est indispensable pour dénicher le vrai du faux. L’homme machiavélique ne farfouille aucune preuve pour justifier son acte, il les crée et se laisse prise au piège comme un appas dans son propre jeu pour parvenir à ses fins. Tel un jeu de dame ou de Ludo, l’homme machiavélique n’hésite pas d’aller au bout de ses peines pour atteindre ses objectifs. Partout, il se fait tout à tout pour avoir tout : logique malfaisante, ruses accumulées, perversité sereine, jouissance dans le crime, le mensonge, la flatterie etc. telles sont là sans doute les composantes du concept de machiavélisme politique, ou tout au moins les résonances d’un terme auquel nous ont accoutumés ces politiciens qui réussissent aux élections sans électeurs. L’homme machiavélique en outre demeure attaché aux principes du machiavélisme à savoir :
1. Le réalisme politique (pragmatisme dupouvoir)
La politique doit être analysée telle qu’elleest, et non telle qu’elle devrait être. Le dirigeant agit selon les contraintes
réelles, pas selon des idéaux moraux abstraits.
2. La fin peut justifier les moyens(interprétation classique)
Pour maintenir ou consolider l’État, desactions moralement discutables peuvent être considérées comme acceptables si
elles servent un objectif politique supérieur (stabilité, sécurité, survie du
pouvoir).
3. La primauté de la peur sur l’amour
Il est souvent plus sûr pour un dirigeantd’être craint que d’être aimé, car la peur est un levier plus constant et plus
contrôlable que l’affection.
4. L’importance de l’apparence et de l’image
Un prince doit paraître vertueux (juste,pieux, honnête), même s’il n’agit pas toujours ainsi. La perception publique est
un outil central de gouvernance. légale ou inégale, bon ou mauvais, seul le résultat importe et cela peu importe.
Toute personne dominée par le désir de reussir à tout prix sa vie, n'a aucune moralité. Si chacun est le carrefour de l'autre, il sied de retenir, que tout homme possédant un bien, est un acquit ou une proie pour celui qui le désir mais qui n'en posséde pas. Toute personne envieuse, est machiavélique.
